27.11.2008
Musique des nuits d'avant

Avant de m'installer à Paris, j'habitais un grand, grand appartement.
Mon salon baigné de soleil le jour était éclairé par les reflets bleuâtres de la lune durant la nuit.
Et j'en ai passé des nuits, toutes lumières éteintes, l'ombre du balcon dessinant des arabesques sur le plancher, à ne rien faire d'autre que de savourer cette quiétude nocturne, cette délicieuse solitude.
Certains soirs, j'avais la trouille, alors j'écoutais tout bas Leonard Cohen pendant que ma soeur cherchait le sommeil dans son lit d'hôpital.
Certains soirs, j'écoutais en boucle "No woman, no cry", mes pieds nus s'enfonçant dans le moelleux du tapis chinois.
Et j'attendais que ça passe.
09:50 Publié dans La mélancolie, Lire, voir, écouter | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : musique, leonard cohen


Commentaires
no woman No cry....j'aime aussi Elseneur..
le fait d'être contrainte d'accepter notre peur ,au lieu de la combattre,nous permet de la traverser,et de nous en liberer peu à peu...
Ecrit par : soisic | 26.11.2008
Merci de ce petit mot, Soisic.
Ecrit par : Elseneur | 27.11.2008
Bob Marley, by Jove ! Pourquoi pas les Beatles tant que t' y es !... M'en retourne foutre la tawa au Zion !
Ecrit par : Assiette anglaise | 28.11.2008
Ah, tiens, les Beatles, quelle bonne idée, je vais y songer, chère Assiette (vous permettez que je vous appelle "Assiette", très cher ?).
Ecrit par : Elseneur | 28.11.2008
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