30.09.2009

Bientôt

Bientôt.

Bientôt, à Montréal, l'extraordinaire richesse de la tradition littéraire et de la peinture anglaises, mêlées dans l'art des Pré-Raphaélites.

Le renouveau de l'affirmation d'une identité toute insulaire.

La profusion du symbolisme.

Bientôt, bientôt.

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[John William Waterhouse, Ophelia, 1910]

 

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J.W. Waterhouse. Le Jardin des sortilèges. Musée des Beaux-Arts de Montréal du 2 octobre 2009 au 7 février 2010.

29.09.2009

"I'll pour this pestilence into his ear"

 

Mort ou jalousie : chez Shakespeare, ces poisons - qui sont intimement liés - se distillent dans l'oreille.

 

"Sleeping within my orchard, My custom always of the afternoon, Upon my secure hour thy uncle stole, With juice of cursed hebenon in a vial, And in the porches of my ears did pour The leperous distilment; whose effect Holds such an enmity with blood of man That swift as quicksilver it courses through The natural gates and alleys of the body, And with a sudden vigour doth posset And curd, like eager droppings into milk, The thin and wholesome blood: so did it mine; And a most instant tetter bark'd about, Most lazar-like, with vile and loathsome crust, All my smooth body. Thus was I, sleeping, by a brother's hand Of life, of crown, of queen, at once dispatch'd"

 

"Je dormais dans mon jardin, selon ma constante habitude, dans l'après-midi. À cette heure de pleine sécurité, ton oncle se glissa près de moi avec une fiole pleine du jus maudit de la jusquiame, et m'en versa dans le creux de l'oreille la liqueur lépreuse. L'effet en est funeste pour le sang de l'homme : rapide comme le vif-argent, elle s'élance à travers les portes et les allées naturelles du corps, et, par son action énergique, fait figer et cailler, comme une goutte d'acide fait du lait, le sang le plus limpide et le plus pur. C'est ce que j'éprouvai; et tout à coup je sentis, pareil à Lazare, la lèpre couvrir partout d'une croûte infecte et hideuse la surface lisse de mon corps. Voilà comment dans mon sommeil la main d'un frère me ravit à la fois existence, couronne et reine."

Hamlet, Acte I, scène 5 (trad. F.V. Hugo)

 

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[Henry Fuseli, Hamlet and the Ghost, 1789]
[Une pensée pour ma soeur]


[Iago] "Let's see:-- After some time, to abuse Othello's ear That he is too familiar with his wife."

Othello, Acte I, scène 5

 

[Iago] "When devils will the blackest sins put on, They do suggest at first with heavenly shows, As I do now: for whiles this honest fool Plies Desdemona to repair his fortunes And she for him pleads strongly to the Moor, I'll pour this pestilence into his ear, That she repeals him for her body's lust; And by how much she strives to do him good, She shall undo her credit with the Moor."

 

"Quand les démons veulent produire les forfaits les plus noirs, ils les présentent d'abord sous des dehors célestes, comme je fais en ce moment. En effet, tandis que cet honnête imbécile suppliera Desdémona de réparer sa fortune et qu'elle plaidera chaudement sa cause auprès du More, je verserai dans l'oreille de celui-ci la pensée pestilentielle qu'elle ne réclame Cassio que par désir charnel ; et plus elle tâchera de faire du bien à Cassio, plus elle perdra de crédit sur le More."

Othello, Acte II, scène 3 (trad. F.V. Hugo)

23.09.2009

"Sous la pluie fine, l'automne est là"

 

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La vie à Montréal est décidément agréable. L'automne arrive, et avec lui les premières feuilles orangées. L'air se fait plus frais. Les épaules nues se couvrent. Les lumières jaunes à l'intérieur des maisons semblent appeler à s'installer confortablement sur son canapé avec une tasse de thé bien chaud. J'attends l'hiver avec impatience, qui l'eut cru ?

La gentillesse et la disponibilité des gens est au-delà de tout ce qu'un français ayant vécu de longues années à Paris peut imaginer.

Tout cela est d'un grand réconfort en cette période d'attente et de stress, où ma destinée professionnelle dépend encore et toujours du bon vouloir de quelques maudits français.

 

18.09.2009

Rentrer chez soi

Plaisir de rentrer chez soi en fin d'après-midi à Montréal.

Plaisir de prendre les chemins de traverse, les petites ruelles annexes plantées de cosmos et de marguerites, chasse gardée des vélos, des chats alanguis et des enfants qui jouent au hockey.

Plaisir de remonter la rue bordée de petites maisons multicolores, dont les escaliers s'épanouissent en volutes métalliques.

Plaisir de voir les lueurs chaudes du soleil de fin de journée danser dans les feuilles des arbres, dont les branches bienveillantes d'étendent par-delà les trottoirs.

Plaisir de profiter de la douceur de vivre de la ville.

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15.09.2009

Les travaux et les jours qui passent

Les travaux et les jours...

Les jours se suivent, les travaux s'amoncellent et en même temps tout semble immobile, rien ne se décide à bouger.

Des projets à rédiger, des lettres pour se vendre, des demandes de subvention, des plans de travail, des pages et des pages noircies des mêmes mots, sans que je ne puisse plus avoir le moindre recul sur mon travail.

Des mails pour supplier, des délais qui s'amenuisent, la course contre la montre a commencé et on ne sait même pas ce qu'on va trouver au bout.

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14.09.2009

Viollet-le-Duc, reviens...!

(On te pardonne même pour Carcassonne...)

 

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13.09.2009

En boucle

Impossible d'arrêter de l'écouter, simplement impossible.

Alela+Diane+gospel.jpghttp://www.lastfm.fr/music/Alela+Diane/_/The+Pirate's+Gos...

http://www.lastfm.fr/music/Alela+Diane/_/The+Rifle

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Sa voix hypnotique m'accompagne partout, dans le métro, dans les rues encombrées d'enfants, dans les parcs parsemés d'écureuils, dans les rayons des bibliothèques, dans le soleil couchant, dans les moments de blues.

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Alela Diane

08.09.2009

Les couleurs poudrées de Robert Polidori

59 photographies, prises entre 1985 et 2007, viennent résumer le travail de Robert Polidori aux bienheureux visiteurs du Musée d'Art contemporain.

Robert Polidori fait parler les murs et les enfilades de portes, et en extirpe une Histoire silencieuse et rampante.

Les ombres et les lumières s'y déploient majestueusement, laissant deviner les contours des présences successives de leurs habitants.

Ses couleurs sont comme poudrées, comme revêtues d'une poussière ouateuse qui les place dans un espace-temps indéfini.

On ne sait plus si on se trouve face à une photographie ou un tableau.

L'immobile et le vide y présentent des aspérités auxquelles s'accrochent encore des filaments de vies, des poussières et des souvenirs.

 

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Robert Polidori au Musée d'Art contemporain de Montréal
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Interview du photographe (et photos en couleur) sur http://www.bombsite.com/issues/99/articles/2883

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06.09.2009

"C'est un petit matin comme tu les aimes"

"Comme on les aimait, quoi !"

 

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While you were sleeping

 

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"while you were sleeping
the babies grew
the stars shined and the shadows moved
time flew, the phone rang
there was a silence when the kitchen sang
its songs competed like kids for space
we stared for hours in our maker's face
they gave us picks
said go mine the sun
and go gold and come back when you're done
while you were sleeping
you tossed, you turned
you rolled your eyes as the world burned
the heavens fell, the earth quaked
i thought you must be, but you weren't awake
no, you were sleeping
you ignored the sun
you grew your power garden
for your little ones
and you found brides for them on christmas eve
they hung young cain from the adam trees
and danced
while you were sleeping
i tossed and i turned
til i closed my eyes
but the future burned
through the planet turned a hair gray
as i relived the day
while you were sleeping
the money died
machines were harmless and the earth sighed
through the wind you slept sound
and gravity caught my love around
the ocean rose, sang about decay
while witches flew
and the mermaids stayed
full of dreams, you overslept
and keeping with quiet, through the walls i crept
i walked on tiptoe, sent darkness swirling over all the kitchen in the early morning
i'll never catch up to you
who sleeps so sound
my arms are useless
my heart beats too loud to go to sleep
my mind's too proud to bow out
while you were sleeping
the time changed
all your things were rearranged
your vampire mirrors face to face
they saw forever out into space
and found you dreaming in black and white
while it rained in all the colors of the night
i watched the tvs
memories
championships
vanished to sea
could it be, my honey between you and me
so i waited for the riddled sky
to be solved again by sunrise
and i've made a death suit for life
for my father's ill widowed wife
did you have that strangest dream before you woke
cos in your gown you had the butterfly stroke
did it escape you like some half told joke?
when you reached for your plume of smoke
it'll haunt you, my honey bee
anyone who is anyone has that same dream
were you falling
were you flying
and were you calling out
or were you dying
thank god you're up now
let's stay that way
else there'll be no mornings
and no more days
cos when we're dreaming
our babies grow
the sun shines
and the shadows flow
time flies
the phone rings
there is a silence
and everybody tries to sing"

http://elseneur.blogspirit.com/archive/2007/06/19/while-y...

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