19.11.2009

Paha Vaanii

Oui, bon, je sais, je vis au Québec, je devrais donc donner à mes aventures québécoises une bande-son locale, de Richard Desjardins aux Cowboys fringants, le choix est large. Pourtant, depuis que je suis ici, et peut-être plus précisément depuis mon road-trip à Charlevoix et dans la région du Saguenay, depuis mes retrouvailles avec des paysages qui m'évoquent les pays nordiques, je réécoute en boucle la b.o. de l'Homme sans passé. Elle constituait le fond sonore des voyages dans l'Europe du Nord, et elle continue à m'habiter ici.

La langue finlandaise - que je me promets d'apprendre un jour - est un décidément un délice, la voix de Marko Haavisto complètement addictive, je dois dire (je serais presque amoureuse de lui, c'est dire...!).

 

[je suis obligée de mettre des vidéos pour pouvoir insérer de la musique dans ce blog car depuis que mon adresse I.P. est basée au Québec, les lecteurs de musique français sont non gratae, et je ne trouve toujours pas l'équivalent canadien].

Commentaires

Chère Elseneur,

Quel plaisir de vous lire à nouveau !

Eh oui, nous voici vous et moi Américains ; vous en terre francophone dans la belle province et moi en terre hispanophone à Miami, aux Etats-Unis.

Comme c'est étrange pour moi de tomber sur ce billet où vous évoquez la Finlande...

"L'homme sans passé" est un des films qui m'a le plus ému ces dernières années avec "Departures" de Yojiro Takita. Dans les deux cas de figure, nous sommes en présence d'une disparition : celle de la mémoire chez Kaurismäki et celle du père chez Takita.

Et puis, il y a cette langue aussi, le finnois, la seule à ma connaissance qui ait un cas pour désigner l'absence : l'abessif. Penser l'absence, voilà bien quelque chose qui échappe au jugement commun...

Est-ce à cause de nos nouveaux lieux de résidence respectifs ? Mais voilà. Je trouve que les immensités américaines aident à penser le vide, l'absence... et je parierais volontiers que le sentiment d'espace est encore plus pressant devant les immensités glacées du nord québecois.

Me trompé-je ?

Au plaisir de vous lire, chère Elseneur

Jean-Marc

Ecrit par : Jean-Marc | 14.12.2009

En complément de mon dernier message, je vous invite à cliquer sur mon nom. Vous accèderez directement à un billet que j'ai écrit il y a bien longtemps sur Kaurismäki et l'abessif...

Ecrit par : Jean-Marc | 14.12.2009

J'ai beaucoup aimé ce film comme d'ailleurs les autres que j'ai vu de Kaurismaki. Avez-vous remarqué qu'il y a toujours un objet rouge dans ces plans. Les couleurs sont magnifiques.

Ecrit par : Catherine Goux | 17.12.2009

Cher Jean-Marc, c'est un plaisir de vous retrouver ici ! C'est étrange de vous considérer comme un voisin depuis que vous vivez en Amérique, alors même que nous sommes bien plus éloignés aujourd'hui que lorsque nous vivions en France. Ici, les distances sont tellement plus grandes, on apprend à penser à partir d'autres paramètres, à changer ses repères.

J'ai lu votre beau billet sur l'abessif, j'ai aimé vos choix d'exemples, ce "koskenkorvatta"très poétique, notamment. La Finlande est un pays qui se prête vraiment bien à cette conception de l'absence. Chaque langue est porteuse d'un système de pensée qui lui est propre alors j'espère pouvoir un jour apprendre le Finnois et donner de nouveaux contours linguistiques à ce qui m'entoure.

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Chère Catherine, je n'avais jamais fait attention à l'objet rouge que vous évoquez, mais je ne suis pas surprise que vous l'ayez remarqué : ça me fait penser à vos photos en noir et blanc, avec une petite tache rouge judicieusement placée. C'est vrai que les couleurs des films de Kaurismäki sont particulières, ce sont presque des personnages à elles toutes seules.

Ecrit par : Elseneur | 20.12.2009

Je ne vois qu'une solution, il faut revoir le film !

Ecrit par : Catherine Goux | 21.12.2009

Excellente idée !

Ecrit par : Elseneur | 22.12.2009

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