23/06/2010
Quelques jours à Paris
Je pensais me sentir dépaysée, mais non.
Je pensais avoir du mal à me réhabituer, mais non.
Je pensais être perturbée par le bruit, la pollution, les voisins... mais non.
Non, en fait tout a repris sa place comme si je n'étais jamais partie.
Paris est telle qu'en elle-même, resplendissante.
Il y a ici quelque chose que je ne retrouve nulle part ailleurs : l'excitation. Ici, il est excitant de vivre. Ici, on se sent plus vivant qu'ailleurs. Ici, on peut tout faire, à toute heure.
Toute seule dans la ville, disposant de mon temps comme je l'entends, je peux décider d'aller manger des raviolis japonais, de voir une expo, d'aller au théâtre, de boire du bon vin, d'acheter des tonnes de livres, de manger du fromage, ou simplement de marcher dans les rues, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.
Ici, tout est familier : le goût du café, les pavés, les allées des supermarchés, les silhouettes des églises, les expressions, les gares, les stations de métro, l'odeur de la ville, les gens...
Il est très étrange d'être chez soi en plusieurs endroits à la fois, et en même temps de n'être vraiment chez soi nulle part.
13:03 Publié dans La ville | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : paris, photo, photoblog



Commentaires
Et vous n'êtes pas passée par la Normandie ! Ça fait bizarre aussi, les petites routes, les petits villages, les vieilles maisons et les vaches dans les prés.
Bonne vacances en France.
Écrit par : Catherine Goux | 23/06/2010
Merci Catherine, c'est un plaisir de vous retrouver ici ! Pas le temps de passer par la Normandie, ce que je regrette (ah, la mer... soupir)
Écrit par : Elseneur | 23/06/2010
Oui, Paris est excitante. C'est même ça que j'aime dans cette ville.
Alors que je partage désormais ma vie entre Miami et Paris, je découvre comme vous qu'il est bon de se sentir chez soi dans plusieurs endroits à la fois.
Cela n'avait rien d'évident au début. Pire, j'ai eu longtemps la sensation que j'étais nulle part chez moi, dans une forme d'errance digne de Depardon. J'en étais venu au point où Paris me m'agaçait à force de me manquer et où Miami me demeurait étrangement étrangère, pour ne pas écrire hostile.
Ce n'est que très récemment que je me suis réconcilié avec Paris (en me remettant à sa découverte) tout en me laissant aller quand j'étais sur Miami. Résultat : j'ai découvert que je pouvais être bien dans une ville comme dans l'autre, en devenir un habitant à défaut d'être un intime, tant il s'agit de deux maîtresses exigeantes.
Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, mais j'ai eu en vous lisant la surprise de constater que nous ressentions les mêmes choses, chère Elseneur. Un peu comme si nous suivions deux destins parallèles, parsemés d'épreuves aux tonalités similaires.
Écrit par : Jean-Marc Bellot | 15/10/2010
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