30.09.2009
Bientôt
Bientôt.
Bientôt, à Montréal, l'extraordinaire richesse de la tradition littéraire et de la peinture anglaises, mêlées dans l'art des Pré-Raphaélites.
Le renouveau de l'affirmation d'une identité toute insulaire.
La profusion du symbolisme.
Bientôt, bientôt.

[John William Waterhouse, Ophelia, 1910]
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J.W. Waterhouse. Le Jardin des sortilèges. Musée des Beaux-Arts de Montréal du 2 octobre 2009 au 7 février 2010.
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08.09.2009
Les couleurs poudrées de Robert Polidori
59 photographies, prises entre 1985 et 2007, viennent résumer le travail de Robert Polidori aux bienheureux visiteurs du Musée d'Art contemporain.
Robert Polidori fait parler les murs et les enfilades de portes, et en extirpe une Histoire silencieuse et rampante.
Les ombres et les lumières s'y déploient majestueusement, laissant deviner les contours des présences successives de leurs habitants.
Ses couleurs sont comme poudrées, comme revêtues d'une poussière ouateuse qui les place dans un espace-temps indéfini.
On ne sait plus si on se trouve face à une photographie ou un tableau.
L'immobile et le vide y présentent des aspérités auxquelles s'accrochent encore des filaments de vies, des poussières et des souvenirs.


Interview du photographe (et photos en couleur) sur http://www.bombsite.com/issues/99/articles/2883


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20.12.2008
Nuages bas et bout du monde
J'ai retrouvé les ciels bas et lourds des pays nordiques dans la peinture d'Emil Nolde, et cette meveilleuse impression d'être au bout du monde.


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25.11.2008
Les portraits de Van Dyck
Comme ceux qui me lisent de temps en temps le savent déjà, et comme ceux qui ne m'ont jamais lue vont l'apprendre pas plus tard que maintenant, j'aime les portraits. Je suis fascinée par ces visages qui ont traversé les siècles : je l'ai déjà dit, mais quand on fait de l'Histoire, quand notre "matière scientifique" est constituée de morts, quand on passe des journées à éplucher des manuscrits rédigés d'une plume baveuse quelques cinq cent ans plus tôt, on oublie parfois qu'on a affaire à de vraies gens plutôt qu'à des statistiques abstraits. Les portraits nous permettent donc de donner de la chair à un squelette de chiffres.
Et s'il est un portraitiste que j'aime particulièrement, c'est Antoon Van Dyck.
Ca tombe bien : le Musée Jacquemart-André (qui possède trois des 12 oeuvres du peintre conservées en France) lui consacre une très belle exposition. Huit salles tendues de velours où nobles et bourgeois arborent une posture où la rigidité de la gentry anglaise est adoucie par une sprezzatura toute italienne. Van Dyck, imprégné du travail des maîtres du Seicento, le Titien en tête, modernise l'art traditionnel du portrait, en y insufflant une humanité nouvelle (notamment dans les portraits de couples, où la tendresse affleure à travers des gestes et des regards).
Ce qui m'a toujours fascinée dans ses portraits, comme dans ceux d'Holbein, c'est la modernité des visages.
Regardez-les bien.
Ôtez les moustaches qui frisent, les barbiches pointues, les fraises arrogantes, les perles dans les cheveux, et il vous reste les traits de personnes qui ont vécu il y a 4 siècles et qui sont pourtant très actuels. Pas de bouche pincée en cul de poule, d'yeux à fleur de tête, de lignes accentuées et d'absence d'ombres qui font du modèle une sorte de personnage imaginaire et lisses. Mais plutôt des regards vivants, des nez vigoureux, des lèvres qui s'apprêtent à parler.
Et une troisième dimension qui affleurerait presque.
Des vraies gens.




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